Communiqué de presse de Marine Le Pen, Vice-Présidente du Front National
Le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux verse dans l’indécence la plus abjecte en se rendant aujourd’hui à Epernay, au chevet d’un policier entre la vie et la mort suite à la violente attaque d’une bande de voyous lundi soir.
Ce déplacement électoraliste et ultra-médiatisé à quelques jours du premier tour des régionales montre que le gouvernement de Nicolas Sarkozy ne recule devant rien pour espérer tromper les Français.
C’est en effet la politique de ce gouvernement qui est directement responsable de l’augmentation chaque année du nombre de violences, parfois mortelles, contre les policiers et les gendarmes. En supprimant 3000 postes de policiers et de gendarmes par an, comme il le fait depuis 2007 et comme il le fera jusqu’en 2012, le gouvernement met sciemment en danger les forces de l’ordre qui restent, en créant les conditions d’une explosion des violences à leur encontre.
Par ailleurs, les consignes de non-intervention qui sont données aux policiers et aux gendarmes face à la multiplication des émeutes sont une autre manifestation du mépris du gouvernement pour les forces de l’ordre. Rappelons que le 27 décembre 2009, un policier est encore décédé, en Seine-et-Marne, après avoir été renversé par deux cambrioleurs. Le 7 octobre 2009, deux policiers de la BAC de Cannes avaient également trouvé la mort dans l’exercice de leur fonction.
Par dignité et respect des forces de l’ordre qui exercent un travail de plus en plus ingrat et dangereux, Brice Hortefeux doit cesser de mettre son paquet de Kleenex en bandoulière devant les caméras de télévision, cherchant en cela à imiter son maître, le roi de l’enfumage Nicolas Sarkozy.
Au contraire, il doit enfin faire quelque chose contre la montée de l’insécurité (+29% de violences contre les personnes depuis 2002 selon le ministère de l’Intérieur), en stoppant les suppressions massives d’effectifs dans la gendarmerie et la police. Il doit cesser de donner des consignes laxistes, qui mettent gravement en danger la vie des forces de l’ordre et renforcent dans toutes nos régions l’insécurité et la violence.
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