Communiqué de presse de Nicolas Bay, tête de liste FN aux élections régionales en Haute-Normandie
En visite au chevet des agriculteurs frappés par la tempête Xynthia, Bruno Le Maire vient encore une fois de s’illustrer dans son rôle de docile serviteur de Bruxelles, conditionnant sa promesse de versement de 25 millions d’euros d’aides à l’aval de la Commission Européenne, afin, dit-il, «d’assurer une mise en œuvre rapide et conforme au droit communautaire.»
Le Ministre de l’Agriculture et de la Pêche se montre une fois de plus à la solde des technocrates de l’Union européenne, comme l’été dernier lorsqu’il s’était fait l’huissier de Bruxelles pour réclamer aux agriculteurs français le remboursement de 330 millions d’euros d’aides versées par l’Etat ainsi que les intérêts de retard pour un montant de 170 millions supplémentaires. Tout cela bien-sûr au nom de «la concurrence libre et non faussée.»
Il réaffirme une fois encore la perte de la souveraineté française au détriment d’une Union Européenne aux frontières floues qui a ruiné les agriculteurs et les pêcheurs par sa PAC ou sa politique de quotas.
Loin des centaines de millions d’euros des dégâts chiffrés de la tempête, ce modeste plan de soutien démontre que le gouvernement est nettement plus disposé à verser de larges subsides pour renflouer quelques banquiers spéculateurs plutôt que de secourir des agriculteurs sinistrés.
Conséquence inéluctable d’un tel mépris, les électeurs de Haute-Normandie ne semblent pas souhaiter que le Conseil régional soit dirigé par un percepteur préposé au recouvrement des rançons dues à Bruxelles.
Anticipant sa défaite annoncée, Bruno Le Maire précise «Chez moi, il n’y a plus de réseaux d’élus locaux UMP. On manque de relais. On paie quinze ans de défaites aux élections intermédiaires.»
Hervé Morin, son propre colistier dans la région et collègue au gouvernement, s’inquiète vivement de la présence du Front National au second tour. Il semble exclure de fait toute perspective de succès UMP-Nouveau Centre en Haute-Normandie, puisqu’il précisait aux micros de la chaîne LCP et de France Info, que les seules régions Bourgogne, Basse-Normandie et Champagne-Ardenne lui apparaissaient encore gagnables par l’UMP.
Dès le 14 mars, les électeurs haut normands et en particulier les agriculteurs et les pêcheurs ne doivent pas être dupes, ni victimes du syndrome de Stockholm en se prenant de compassion pour un ministre qui les a ruiné et dépouillé. A la faveur du mode de scrutin proportionnel, seul le vote Front National leur permettra d’obtenir des conseillers régionaux principalement préoccupés par le devenir des travailleurs français et normands, et non par la bonne application des diktats européo-mondialistes.























